Nouveau site web de la BAPP en ligne

Lors de son Assemblée générale, la BAPP a présenté son nouveau site internet public à ses membres. L’année dernière, la décision avait été prise de rénover le site existant. En tapant www.bapp.be, on arrive aujourd’hui sur un site tout neuf qui arbore les couleurs du logo renouvelé en 2018.

Sur son nouveau site, la BAPP donne plus d’informations sur l’association elle-même, les avantages à collaborer avec des membres de la BAPP, les product media en général (que sont les product media, quelle place occupent-ils dans le mix marketing, quel est l’avantage de la « publicité tangible » ?), les études relatives aux product media et à leur impact, ainsi que sur les dispositions légales à respecter lorsqu’il est fait appel à des product media. On y trouve également des sujets d’actualité issus du monde des product media. Pour l’heure, le site exclusivement réservé aux membres (distributeurs et fournisseurs), pour lequel un login est requis, est toujours en cours de construction. On y trouvera, entre autres, des nouvelles des membres, ainsi qu’un blog. Autrement dit, votre contribution sera vraiment très appréciée.

La BAPP dans l’enseignement – lancement des premières initiatives

L’année dernière, la BAPP a annoncé qu’elle nouerait des contacts avec les écoles supérieures et les universités afin d’évoquer les product media dans les formations de marketing et de communication. Entre-temps, la BAPP a déjà donné deux « conférences » à l’attention des étudiants de l’IHECS (l’Institut des Hautes Études des Communications Sociales, qui propose des formations en communication et en journalisme).

Le but des cours est de montrer l’impact des product media aux étudiants qui sont les marketeers, les acheteurs et les collaborateurs des distributeurs de l’avenir. « Les conférences se tiennent sur la base d’une plateforme interactive consacrée aux product media, » explique Erich Cormann, executive manager de la BAPP. « Chaque conférence est l’occasion de collecter des informations et des statistiques en direct des participants. Celles-ci peuvent dès lors être comparées en temps réel pendant la conférence avec les statistiques nationales et internationales dont la BAPP dispose. »

Conférence de la BAPP : Marc Decorte décrit le « Day after Tomorrow »

Pendant la conférence annuelle de la BAPP qui s’est tenue avant son Assemblée générale (le 21 mai dernier), Marc Decorte (ancien président et CEO de Shell Belux et actuel partenaire en conseil chez InnoWings) a esquissé l’évolution de l’avenir numérique et ses conséquences pour le secteur des product media. Un avenir impliquant une disruption, de nouveaux concurrents et de nouvelles technologies.

Marc Decorte est, comme il l’a dit aux membres de la BAPP, passionné des échecs. Ce jeu offre de nombreuses options au joueur et revient à positionner les pièces de manière à garder bon nombre de ces options ouvertes. « C’est une question de bon positionnement stratégique », dit Decorte.
Et c’est également l’attitude à adopter lorsqu’il est question des développements survenus dans les entreprises suite à la révolution numérique et à son impact sur la technologie. « Cette technologie entraîne la création de nouvelles entreprises. Dans le cas de la technologie numérique, on songe à la téléphonie mobile, à l’intelligence artificielle (IA), à l’internet des objets, à l’impression 3D, à Google Labs. Mais ce n’est pas la technologie proprement dite qui est importante, c’est le rythme des évolutions. Prenons l’IA. La R&D relative aux algorithmes a été menée dans les années septante. Ils ne sont pas récents, mais à l’époque, la puissance informatique pour les exécuter n’existait pas, alors qu’aujourd’hui, c’est le cas. »

Des développements exponentiels
Decorte a également souligné que les développements ne sont actuellement pas linéaires, mais exponentiels. Ces développements vont donc de plus en plus vite. Cela demande une réflexion « out-of-the-box », et ce, aussi dans les entreprises. Il a parlé de son expérience chez Shell, qui possède 25.000.000 de clients et 4.300 stations-service. En 2011, Decorte est devenu Vice-président international des technologies numériques connectées. Que pourrait faire une société de carburant avec la technologie numérique ? « J’ai discuté avec le marketing. Que pouvions-nous faire au niveau du « mobile » ? Pas grand-chose, fut la réponse. Jusqu’à ce que je tombe sur une étude menée aux États-Unis sur le comportement des gens sur le chemin de la maison au travail. Cette étude montrait que lorsqu’ils oubliaient leur déjeuner, ils ne faisaient pas demi-tour, alors que si c’était leur smartphone, ils retournaient chez eux pour aller le récupérer. Car ils veulent toujours être connectés. » Sachant cela, Shell a créé une appli pour les clients qui permettait de communiquer avec eux de façon personnalisée. Decorte a ensuite décrit ce que « numérique » signifie pour la chaîne de valeur de Shell. Cette chaîne comprend la fabrication, la distribution, la personnalisation et les conseils d’experts. « Que fait la technologie dans ce cadre ? Il faut commencer par les attentes du consommateur. Car elles changent. Le consommateur veut des conseils. Mais nous devons aussi vendre », explique Decorte. La technologie aide dans ce cadre, car les machines (voiture, installation de chauffage) communiquent à Shell grâce à la numérisation et à l’internet des objets quand il faut refaire le plein. « Le client ne doit plus passer commande lui-même. »

De nouveaux acteurs
Marc Decorte a en outre attiré l’attention sur les nouveaux acteurs qui se présentent sur les différents marchés. Par exemple Vista Print. Cette société qui livre des cartes de visite et du papier à en-tête, dispose à présent aussi de product media. Ou Uber. Les initiateurs de cette entreprise n’ont, d’après Decorte, jamais eu l’intention de lancer une société de taxis. Le principe de départ était une bonne expérience client. Les rôles traditionnels au sein d’une entreprise s’estompent. Aussi dans le secteur des product media. Certains fabricants vont par exemple directement communiquer avec leurs gros clients et évitent dès lors de passer par des intermédiaires. À cet égard, une entreprise doit se demander quelle compétence unique, dont elle dispose, peut être ajustée. « La concurrence vient de l’extérieur et de l’intérieur du secteur. La technologie le permet. »

Decorte a mentionné le commerce électronique. « Le site internet d’un commerçant électronique n’est que le sommet de l’iceberg », dit-il. « C’est la vitrine. Mais tout se passe derrière celle-ci : la création de vente, l’extension du cœur de métier, la connaissance du client, l’intégration verticale, l’automatisation. Vista Print a déjà de l’expérience avec la vente de papier pour imprimante et peut dès lors offrir d’autres choses. » Les données constituent un élément important dans ce cadre. Plus on en sait à propos du client, plus on peut satisfaire ses souhaits. Et la technologie y joue un rôle avec l’apprentissage automatique. L’ordinateur apprend en effet quels sont les souhaits.

Attendez l’inattendu
Quelle influence cela a-t-il sur le secteur des product media ? Decorte : « Ce secteur évoluera également dans ce sens. Les product media passent aussi par ce monde virtuel et la vente se fera en outre par ce biais. » Selon eux, cela revient à attendre l’inattendu. « Je ne sais pas ce qui va exactement arriver. Mais il faut se poser des questions : où puis-je faire la différence, qu’est-ce qui est difficile à copier, … ? » Les entreprises doivent construire une bonne relation avec le client (connaissance du client), car, comme Decorte l’a dit, « Lorsqu’on possède le client et qu’on le connaît bien, on peut aussi lui vendre d’autres choses. »

Il est important de comprendre le numérique et de savoir comment l’intégrer dans le modèle d’entreprise. Les limites de ce que fait une entreprise, doivent être redéfinies, car « …ce qu’on fait maintenant, on ne le fera peut-être plus à l’avenir. » Cela demande aussi d’autres aptitudes adaptées.

Et cela implique en outre de sortir de sa zone de confort. Mais : « L’homme a du mal avec le changement. Le changement fait peur », explique Decorte. « Mon message est que la technologie n’est pas la limite. Ce qui compte, c’est ce qu’on a en tête et la créativité pour changer les entreprises. » À titre d’illustration, il a montré une vidéo de coureurs cyclistes dans un département. Tout le monde pédalait. Jusqu’à ce que l’un d’eux à l’arrière du groupe se couche sur sa selle, les jambes en arrière, et commence à rattrape, un à un, ceux qui se trouvaient devant lui, grâce à son bien meilleur aérodynamisme. Mais pour y parvenir, il a dû faire preuve de créativité et changer radicalement de position.

Des idées disruptives
Pendant la session de questions et réponses, Decorte a également dit qu’il était intéressant lors d’exercices de brainstorming de s’adresser aux collaborateurs qui viennent d’arriver dans l’entreprise. « Car ils posent d’autres questions. C’est aussi la raison pour laquelle on a, en tant que consultant externe, plus facilement des idées disruptives. On ne supporte pas le poids de l’héritage de l’entreprise. » Cela signifie-t-il qu’il faut tout changer ? Pas dans le cas de Shell. « Si vous êtes disruptif dans une raffinerie, elle explosera. Il faut également protéger son cœur de métier car il génère des espèces. Puis, on commence par modifier de petites choses. Lorsque j’ai commencé avec le « numérique » en 2011, on aurait dit que je me trouvais dans le désert. Je ne savais pas dans quelle direction aller. Le principal, c’est d’oser se lancer. Par petits pas. Changez vite quelque chose et à moindre coût. Et si cela tourne mal, il faut oser s’arrêter. De nombreuses startups modifient leur offre à plusieurs reprises au cours de la première année. Il s’agit d’un avenir imprévisible. Et penser de façon linéaire n’aide pas. »

Impression 3D et empreinte écologique
L’impression 3D est une technique en forte croissance. Il n’est plus question d’un prototype, mais de produits finis pour des entreprises et des consommateurs. Il en résulte que les articles en plastique peuvent être créés à petit tirage. Les prix diminueront si l’offre d’imprimantes augmente. Cela signifie aussi que pour les produits en plastique, il ne faut pas toujours travailler en Chine pour ensuite les transporter par bateau ou par avion à destination de l’Europe. Il y a dès lors plus petit. Marc Decorte : « Les entreprises sont soumises à une certaine pression pour réduire cette empreinte. L’impression 3D est un moyen de le faire. »

Jean Renaux, nouveau membre du conseil d’administration de la BAPP – CarryOn

Pendant l’Assemblée générale, Jean Renaux a été confirmé comme nouveau membre du conseil d’administration de la BAPP.

Renaux est le directeur de CarryOn à Mortsel (un fournisseur). Grâce à ses connaissances et à son expérience de plusieurs années dans le secteur, il signifiera sans aucun doute une plus-value pour l’évolution de la BAPP.

La BAPP cherche encore des candidats pour une fonction dirigeante. Les personnes intéressées peuvent contacter le président Michel Deboudt (chairman@bapp.be) ou le directeur général Erich Cormann (management@bapp.be).